Plan de gestion de canicule national 2020 : Informations, recommandations et consignes

 
 
Plan de gestion de canicule national 2020 :  Informations, recommandations et consignes

Votre santé est en danger lorsque la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région.
La chaleur fatigue toujours. Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur

Ces risques peuvent survenir dès les premiers jours de chaleur.

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.

Qu'est-ce qu'une canicule ?

Le mot "canicule" désigne un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée.

La canicule, comme le grand froid, constitue un danger pour la santé de tous.

En France, la période des fortes chaleur pouvant donner lieu à des canicules s'étend généralement du 15 juillet au 15 août, parfois depuis la fin juin. Des jours de fortes chaleurs peuvent survenir en dehors de cette période. Toutefois avant le 15 juin ou après le 15 août, les journées chaudes ne méritent que très rarement la qualificatif de "canicule". Les nuits sont alors suffisamment longues pour que la température baisse bien avant l'aube.

Depuis juin 2004, la carte de vigilance de Météo-France intègre le risque de canicule .


Canicule Info Service

Canicule Info Service

Plateforme téléphonique "canicule info service" 0 800 06 66 66 (appel gratuit)  ouvert en cas d'épisode de forte chaleur, tous les jours de 9h à 19h.

  


Plan de gestion de canicule 2020

L’instruction interministérielle du 29 mai 2020 relative à la gestion des épisodes de canicule durant la prochaine saison estivale dans un contexte de pandémie Covid-19 a reconduit à nouveau les dispositions du plan national canicule 2017 pour la saison 2020 qui s’étend jusqu’au 15 septembre 2020.

Le contexte sanitaire particulier de cette année 2020 nécessite l’adaptation des mesures qui seraient mises en œuvre en situation de forte chaleur ou de canicule avérée. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP), saisi par la Direction générale de la santé (DGS), a émis le 6 mai 2020 un avis relatif à a la gestion de l’épidémie de Covid-19 en cas d’exposition de la population à des vagues de chaleur.

Un ou plusieurs épisodes de canicule pourraient survenir cet été dans un contexte d’épidémie de la Covid-19 non résolue. Par ailleurs, il pourrait être observé une conjonction de la situation du risque épidémique de la Cid-19, de canicule et des pics de pollution associés classiquement aux vagues de chaleur. Toutes les mesures règlementaires destinées à protéger la santé en luttant contre un épisode de pollution atmosphérique devront alors être mises en œuvre.

Il n’y a pas d’incompatibilité entre les mesures barrières recommandées pour la maîtrise de la diffusion du SARS-Cov-2 et les actions recommandées dans le plan canicule. Aucune ne peut être invalidée ; certaines cependant doivent être adaptées au contexte Covid-19.

Il convient de rappeler la gravité sanitaire des épisodes de canicule, et l’importance de la mise en œuvre des mesures définies dans le plan national canicule (PNC) qui a pour objectif d’anticiper l’arrivée d’une canicule. Il définit les actions à mettre en œuvre aux niveaux local et national pour prévenir et limiter les effets sanitaires de celle-ci et d’adapter au mieux les mesures de prévention et de gestion au niveau territorial en portant une attention particulière aux populations spécifiques.

La qualification du risque de canicule

L’alerte en cas de risques liés aux hautes températures repose sur la vigilance météorologique, notamment la carte de vigilance météo mise à jour à 6h00 et à 16h00, et plus fréquemment si la situation l’exige. Elle s’appuie sur l’analyse des deux Indicateurs BioMétéorologiques (IBM), qui sont les moyennes glissantes sur trois jours consécutifs des températures minimales (IBM min) et maximales (IBM max) ayant été identifiées comme pertinents pour qualifier une canicule ayant un impact sur la santé en Seine-Maritime.

Les niveaux de température caractéristiques des indicateurs biométéorologiques (IBM) de la Seine-Maritime sont : IBM min : 18°C et IBM max : 33°C.

La probabilité de dépassement simultané des seuils par les IBM min et IBM max de la Seine-maritime constitue le critère de base de prévision d’une canicule. Cette information est complétée par l’analyse d’indicateurs plus qualitatifs (intensité et durée de la vague de chaleur, humidité de l’air) et de l’expertise de Météo-France.

La vigilance météorologique détermine 4 niveaux de vigilance :

Veille saisonnière – niveau 1

Est activé du 1er juin au 15 septembre. Les indicateurs biométéorologiques (IBM) et sanitaires sont recueillis et analysés quotidiennement au cours de la période de veille saisonnière.

Avertissement chaleur – niveau 2

Répond au passage en jaune de la carte de vigilance météorologique. Il peut s’agir d’un pic de chaleur, de courte durée (un ou deux jours). Il peut aussi s’agir d’un épisode persistant de chaleur, les IBM sont en dessous des seuils départementaux, toutefois les températures élevées perdurent dans le temps (durée supérieure à trois jours).

Lors des vagues de chaleur, l’ARS prend les mesures de gestion adaptées et appropriées aux caractéristiques de l’épisode, notamment le renforcement des mesures d’information et la préparation à une montée en charge du dispositif opérationnel afin de protéger les populations, notamment les plus vulnérables.

Alerte canicule – niveau 3 : Canicule

Répond au passage en orange sur la carte de vigilance météorologique ; la vague de chaleur est intense et les seuils des indicateurs départementaux sont dépassés 3 jours et 3 nuits consécutifs. Ce niveau est susceptible de constituer un risque pour l’ensemble de la population exposée. Il correspond à la mobilisation de tous les acteurs concernés et à la mise en œuvre de mesures de gestion adaptée. Il est déclenché par l’autorité préfectorale avec l'appui de l’ARS. L’autorité préfectorale s’appuie en fonction des besoins locaux sur le dispositif ORSEC.

Mobilisation maximale – niveau 4 : Canicule extrême

Répond au passage en rouge sur la carte de vigilance météorologique. Il s’agit d’une canicule avérée exceptionnelle par sa durée, son intensité, son étendue géographique, à fort impact sanitaire, avec apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs. Cette situation nécessite la mise en œuvre de mesures exceptionnelles. La crise devenant intersectorielle, elle nécessite une mobilisation maximale et une coordination de la réponse de l’État. Pour ce faire, le Premier ministre peut « confier la conduite opérationnelle de la crise à un ministre qu’il désigne » en fonction de la nature des événements, du type de crise ou de l’orientation politique qu’il entend donner à son action.

Pour chacune de ces situations, les préfets mettront en œuvre des mesures de gestion adaptées et appropriées aux caractéristiques de l’épisode (notamment à son intensité et sa durée) pour protéger les populations, notamment les plus vulnérables.


Retrouver ci-dessous le plan départemental de gestion de canicule 2020,

> Préfecture 76 plan_canicule_2020 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,51 Mb


Épisode de fortes chaleurs, retrouvez ici les informations et recommandations

infog-canicule-01-4

Le Ministère du Travail rappelle les mesures que les employeurs doivent prendre afin de protéger les salariés et assurer leur sécurité :

  • Assurer aux salariés un approvisionnement régulier et facile d’accès en eau potable et fraîche;
  • Aménager les horaires de travail afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus fortes de la journée, notamment lorsque les travaux sollicitent un effort physique soutenu et/ou exposant à de très fortes températures (travaux en toiture, exposition sous des hangars non isolés, exposition directe et prolongée au soleil;
  • Reporter les tâches les plus pénibles, dès lors qu’elles ne présentent pas d’urgence.

Ø Mettre à disposition trois litres d’eau au minimum par jour et par salarié ;
Ø Mettre à disposition un local permettant l’accueil des salariés dans des conditions susceptibles de préserver leur santé et leur sécurité. À défaut d’un tel
local, prévoir l’aménagement des chantiers afin de permettre la protection de leur santé et de leur sécurité

Durant cette période de vigilance saisonnière, l’inspection du travail reste mobilisée. Outre le secteur du BTP, d’autres secteurs jugés à risque sont également soumis à une vigilance accrue comme par exemple le travail saisonnier d’extérieur (agriculture), la restauration, la boulangerie, les pressings, les blanchisseries mais également les salariés appelés à utiliser leur véhicule.

Les services de santé au travail sont eux aussi mobilisés. Ils restent vigilants quant aux mesures de précautions que doivent prendre les employeurs envers leurs salariés, notamment les plus exposés.