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Plan de gestion de canicule départemental 2018

 
 
Plan de gestion de canicule départemental 2018

Le Plan de Gestion de Canicule Départemental (PGCD) a pour objectifs d’anticiper l’arrivée des vagues de chaleur, de définir les actions à mettre en œuvre pour prévenir et limiter les effets sanitaires de celles-ci et d’adapter les mesures de prévention et de réduction des expositions à la chaleur particulièrement à destination des populations vulnérables à la chaleur.

Pendant la période estivale, l’ARS s’assure d’une part, de l’organisation de la permanence des soins en médecine ambulatoire en Seine-Maritime, et d’autre part, d’une programmation anticipée et coordonnée au niveau régional et au sein de chaque territoire de santé, des capacités d’hospitalisation et de leur adaptation en fonction des fluctuations saisonnières.

Le plan de gestion de canicule départemental (PGCD) décrit les actions à réaliser localement pour prévenir les effets d’une vague de chaleur, organise le circuit de l’alerte qui peut conduire à l’activation du niveau 3 « alerte canicule » par l’autorité préfectorale ou du niveau 4 « mobilisation maximale » au niveau national. Il fixe dans les fiches missions le rôle de chacun des acteurs concernés. L’autorité préfectorale peut s’appuyer, en fonction des besoins locaux, sur le dispositif ORSEC.

La qualification du risque de canicule

L’alerte en cas de risques liés aux hautes températures repose sur la vigilance météorologique, notamment la carte de vigilance météo mise à jour à 6h00 et à 16h00, et plus fréquemment si la situation l’exige. Elle s’appuie sur l’analyse des deux Indicateurs BioMétéorologiques (IBM), qui sont les moyennes glissantes sur trois jours consécutifs des températures minimales (IBM min) et maximales (IBM max) ayant été identifiées comme pertinents pour qualifier une canicule ayant un impact sur la santé en Seine-Maritime.

Les niveaux de température caractéristiques des indicateurs biométéorologiques (IBM) de la Seine-Maritime sont : IBM min : 18°C et IBM max : 33°C.

La probabilité de dépassement simultané des seuils par les IBM min et IBM max de la Seine-maritime constitue le critère de base de prévision d’une canicule. Cette information est complétée par l’analyse d’indicateurs plus qualitatifs (intensité et durée de la vague de chaleur, humidité de l’air) et de l’expertise de Météo-France.

La vigilance météorologique détermine 4 niveaux de vigilance :

Veille saisonnière – niveau 1

Est activé du 1er juin au 15 septembre. Les indicateurs biométéorologiques (IBM) et sanitaires sont recueillis et analysés quotidiennement au cours de la période de veille saisonnière.

Avertissement chaleur – niveau 2

Répond au passage en jaune de la carte de vigilance météorologique. Il peut s’agir d’un pic de chaleur, de courte durée (un ou deux jours). Il peut aussi s’agir d’un épisode persistant de chaleur, les IBM sont en dessous des seuils départementaux, toutefois les températures élevées perdurent dans le temps (durée supérieure à trois jours).

Lors des vagues de chaleur, l’ARS prend les mesures de gestion adaptées et appropriées aux caractéristiques de l’épisode, notamment le renforcement des mesures d’information et la préparation à une montée en charge du dispositif opérationnel afin de protéger les populations, notamment les plus vulnérables.

Alerte canicule – niveau 3

Répond au passage en orange sur la carte de vigilance météorologique ; la vague de chaleur est intense et les seuils des indicateurs départementaux sont dépassés 3 jours et 3 nuits consécutifs. Ce niveau est susceptible de constituer un risque pour l’ensemble de la population exposée. Il correspond à la mobilisation de tous les acteurs concernés et à la mise en oeuvre de mesures de gestion adaptée. Il est déclenché par l’autorité préfectorale avec l'appui de l’ARS. L’autorité préfectorale s’appuie en fonction des besoins locaux sur le dispositif ORSEC.

Mobilisation maximale – niveau 4

Répond au passage en rouge sur la carte de vigilance météorologique. Il s’agit d’une canicule avérée exceptionnelle par sa durée, son intensité, son étendue géographique, à fort impact sanitaire, avec apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs. Cette situation nécessite la mise en oeuvre de mesures exceptionnelles. La crise devenant intersectorielle, elle nécessite une mobilisation maximale et une coordination de la réponse de l’État. Pour ce faire, le Premier ministre peut « confier la conduite opérationnelle de la crise à un ministre qu’il désigne » en fonction de la nature des événements, du type de crise ou de l’orientation politique qu’il entend donner à son action.


Mercredi 4 juillet 2018

Vagues de chaleur : l’Etat se mobilise pour apporter aide et soutien aux personnes sans-domicile

Hier soir, mardi 3 juillet, Jacques MÉZARD, ministre de la Cohésion des territoires et Julien DENORMANDIE, Secrétaire d’Etat auprès du ministre se sont rendus au siège du Samu Social de Paris afin d’échanger avec des écoutants sociaux et coordinateurs de la plateforme téléphonique du 115. Puis ils ont effectué une maraude à la rencontre des personnes sans-abri avant de passer au centre d’hébergement d’urgence Romain Rolland de Montrouge.

Face aux vagues de chaleur, le ministère de la Cohésion des territoires rappelle que les services de l’Etat en charge de la cohésion sociale, sont mobilisés pour répondre aux besoins des  personnes sans domicile, isolées et en habitat précaire, dont la vulnérabilité est aggravée par les périodes de forte chaleur.

Jacques MÉZARD souligne que « Si l’hiver est une période particulièrement rude pour les personnes sans-abris, il n’y a malheureusement aucun répit pour les personnes à la rue. C’est pourquoi l’Etat et ses partenaires doivent être présents toute l’année auprès de plus démunis. Ainsi, lors des épisodes de fortes chaleur, la vulnérabilité des publics sans domicile est aggravée par les risques d’hyperthermie et de déshydratation ».

Julien DENORMANDIE a rappelé que « la mobilisation des services de l’Etat se traduit également par le maintien de places d’hébergement d’urgence à destination des sans abri sur le territoire national ».

Ils soulignent également l’intérêt de relayer avec insistance les mesures préventives et d’information à destination des publics fragiles pour se protéger de la forte chaleur et la possibilité pour chacun de porter attention aux personnes sans-abri de son quartier et de faire appel si besoin au 115.


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