Plan de gestion de canicule national 2019 : Recommandations et consignes

 
 
Plan de gestion de canicule national 2019 : Recommandations et consignes

Votre santé est en danger lorsque la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région.
La chaleur fatigue toujours. Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur

Ces risques peuvent survenir dès les premiers jours de chaleur.

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.

Qu'est-ce qu'une canicule ?

Le mot "canicule" désigne un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée.

La canicule, comme le grand froid, constitue un danger pour la santé de tous.

En France, la période des fortes chaleur pouvant donner lieu à des canicules s'étend généralement du 15 juillet au 15 août, parfois depuis la fin juin. Des jours de fortes chaleurs peuvent survenir en dehors de cette période. Toutefois avant le 15 juin ou après le 15 août, les journées chaudes ne méritent que très rarement la qualificatif de "canicule". Les nuits sont alors suffisamment longues pour que la température baisse bien avant l'aube.

Depuis juin 2004, la carte de vigilance de Météo-France intègre le risque de canicule .


Canicule Info Service

Ce numéro vert, accessible au 0800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, du lundi au samedi de 9h à 19h) permet d’obtenir des conseils pour se protéger et protéger son entourage, en particulier les plus fragiles.

vignette_canicule_info_service

Épisode de fortes chaleurs, retrouvez ici les informations et recommandations

En cas de fortes chaleurs, que faut-il faire ?

Les conseils sont simples et adoptables par tous, mais surtout par les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes, parents de jeunes enfants…) afin de lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur :

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais  (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer et suivez les recommandations des autorités locales (préfecture ou Agence régionale de santé).

>Un numéro d’information est disponible en cas d’épisode de forte chaleur (Canicule-info-service) tous les jours de 09 h à 19 h : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe)

Qui prévenir en cas de malaise ?

Si vous voyez une personne victime d'un malaise ou d'un coup de chaleurappelez immédiatement les secours.

Les numéros d’urgence à connaître :

  • le 15 (Samu),
  • le 18 (Pompiers),
  • le 112 (numéro d’urgence unique européen).

Quels sont les signes de déshydratation ?

Les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes (notamment les travailleurs exposés à la chaleur) s’exposent aussi au risque de la déshydratation car ils transpirent beaucoup pour maintenir leur corps à la bonne température. Pour y remédier, ils doivent boire abondamment, surtout de l’eau ou des boissons non alcoolisées, le surplus d’eau sera éliminé.

DjqCyX7WwAAe0bZ

En période de fortes chaleurs, soyons attentifs sur notre lieu de travail

Lors d’épisodes de fortes chaleurs, il est important de prendre des précautions afin de se protéger. Des règles s’appliquent aussi sur notre lieu de travail.

De nombreux métiers impliquent d’être exposés à des températures élevées ou à travailler en extérieur. À l’annonce d’une vague de chaleur exceptionnelle ces températures élevées peuvent avoir de graves effets sur la santé des travailleurs (déshydratation, coup de chaleur) et peuvent augmenter les risques d’accidents du travail.

Le Ministère du Travail rappelle les mesures que les employeurs doivent prendre afin de protéger les salariés et assurer leur sécurité :

  • Assurer aux salariés un approvisionnement régulier et facile d’accès en eau potable et fraîche;
  • Aménager les horaires de travail afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus fortes de la journée, notamment lorsque les travaux sollicitent un effort physique soutenu et/ou exposant à de très fortes températures (travaux en toiture, exposition sous des hangars non isolés, exposition directe et prolongée au soleil;
  • Reporter les tâches les plus pénibles, dès lors qu’elles ne présentent pas d’urgence.

Ø Mettre à disposition trois litres d’eau au minimum par jour et par salarié ;
Ø Mettre à disposition un local permettant l’accueil des salariés dans des conditions susceptibles de préserver leur santé et leur sécurité. À défaut d’un tel
local, prévoir l’aménagement des chantiers afin de permettre la protection de leur santé et de leur sécurité

Durant cette période de vigilance saisonnière, l’inspection du travail reste mobilisée. Outre le secteur du BTP, d’autres secteurs jugés à risque sont également soumis à une vigilance accrue comme par exemple le travail saisonnier d’extérieur (agriculture), la restauration, la boulangerie, les pressings, les blanchisseries mais également les salariés appelés à utiliser leur véhicule.

Les services de santé au travail sont eux aussi mobilisés. Ils restent vigilants quant aux mesures de précautions que doivent prendre les employeurs envers leurs salariés, notamment les plus exposés.


Communication du 25 juin 2019

Alerte canicule : soyons attentifs sur notre lieu de travail !

Météo France prévoit un épisode de canicule qui devrait toucher une bonne partie du territoire national et se prolonger jusqu’à la fin de la semaine. Cet épisode pourrait être exceptionnel par son intensité et sa précocité, intensité qui peut néanmoins varier en fonction des régions.

Lors d’épisodes de fortes chaleurs, il est important de prendre des précautions afin de se protéger. Des règles s’appliquent aussi sur notre lieu de travail.

De nombreux métiers impliquent d’être exposés à des températures élevées ou à travailler en extérieur. À l’annonce d’une vague de chaleur exceptionnelle ces températures élevées peuvent avoir des effets sur la santé des travailleurs (déshydratation, coup de chaleur) et peuvent augmenter les risques d’accidents du travail.

La Direccte de Normandie rappelle les mesures que les employeurs doivent prendre afin de protéger les salariés et assurer leur sécurité :

          ►Assurer aux salariés un approvisionnement régulier et facile d’accès en eau potable et fraîche ;

       ►Aménager les horaires de travail afin de limiter l’exposition des salariés aux températures les plus fortes de la journée, notamment lorsque les travaux sollicitent un effort physique soutenu et/ou exposant à de très fortes températures (travaux en toiture, exposition sous des hangars non isolés, exposition directe et prolongée au soleil) ;

          ►Reporter les tâches les plus pénibles, dès lors qu’elles ne présentent pas d’urgence.

Focus particulier pour les travailleurs des chantiers du bâtiment et des travaux publics :
►Mettre à disposition trois litres d’eau au minimum par jour et par salarié ;
►Mettre à disposition un local permettant l’accueil des salariés dans des conditions susceptibles de préserver leur santé et leur sécurité. À défaut d’un tel local, prévoir l’aménagement des chantiers afin de permettre la protection de leur santé et de leur sécurité.

 Durant cet épisode de canicule, l’inspection du travail reste mobilisée. Outre le secteur du BTP, d’autres secteurs jugés à risque sont également soumis à une vigilance accrue comme par exemple le travail saisonnier d’extérieur (agriculture), la restauration, la boulangerie, les pressings, les blanchisseries...

Les services de santé au travail sont eux aussi mobilisés. Ils restent vigilants quant aux mesures de précautions que doivent prendre les employeurs envers leurs salariés, notamment les plus exposés.

La plateforme téléphonique d’information du public « Canicule Info Service », mise en place par le ministère de la santé est ouverte depuis le 24 juin. Le numéro vert 0800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, du lundi au samedi de 9h à 19h) permet d’obtenir des recommandations sur la conduite à tenir en cas de fortes chaleurs.


Plan de gestion de canicule national 2019

Le Plan National Canicule (PNC) a pour objectifs d’anticiper l’arrivée des vagues de chaleur, de définir les actions à mettre en œuvre pour prévenir et limiter les effets sanitaires de celles-ci et d’adapter les mesures de prévention et de réduction des expositions à la chaleur particulièrement à destination des populations vulnérables à la chaleur.

Pendant la période estivale, l’ARS s’assure d’une part, de l’organisation de la permanence des soins en médecine ambulatoire en Seine-Maritime, et d’autre part, d’une programmation anticipée et coordonnée au niveau régional et au sein de chaque territoire de santé, des capacités d’hospitalisation et de leur adaptation en fonction des fluctuations saisonnières.

Le Plan National Canicule (PNC) décrit les actions à réaliser localement pour prévenir les effets d’une vague de chaleur, organise le circuit de l’alerte qui peut conduire à l’activation du niveau 3 « alerte canicule » par l’autorité préfectorale ou du niveau 4 « mobilisation maximale » au niveau national. Il fixe dans les fiches missions le rôle de chacun des acteurs concernés. L’autorité préfectorale peut s’appuyer, en fonction des besoins locaux, sur le dispositif ORSEC.

La qualification du risque de canicule

L’alerte en cas de risques liés aux hautes températures repose sur la vigilance météorologique, notamment la carte de vigilance météo mise à jour à 6h00 et à 16h00, et plus fréquemment si la situation l’exige. Elle s’appuie sur l’analyse des deux Indicateurs BioMétéorologiques (IBM), qui sont les moyennes glissantes sur trois jours consécutifs des températures minimales (IBM min) et maximales (IBM max) ayant été identifiées comme pertinents pour qualifier une canicule ayant un impact sur la santé en Seine-Maritime.

Les niveaux de température caractéristiques des indicateurs biométéorologiques (IBM) de la Seine-Maritime sont : IBM min : 18°C et IBM max : 33°C.

La probabilité de dépassement simultané des seuils par les IBM min et IBM max de la Seine-maritime constitue le critère de base de prévision d’une canicule. Cette information est complétée par l’analyse d’indicateurs plus qualitatifs (intensité et durée de la vague de chaleur, humidité de l’air) et de l’expertise de Météo-France.

La vigilance météorologique détermine 4 niveaux de vigilance :

Veille saisonnière – niveau 1

Est activé du 1er juin au 15 septembre. Les indicateurs biométéorologiques (IBM) et sanitaires sont recueillis et analysés quotidiennement au cours de la période de veille saisonnière.

Avertissement chaleur – niveau 2

Répond au passage en jaune de la carte de vigilance météorologique. Il peut s’agir d’un pic de chaleur, de courte durée (un ou deux jours). Il peut aussi s’agir d’un épisode persistant de chaleur, les IBM sont en dessous des seuils départementaux, toutefois les températures élevées perdurent dans le temps (durée supérieure à trois jours).

Lors des vagues de chaleur, l’ARS prend les mesures de gestion adaptées et appropriées aux caractéristiques de l’épisode, notamment le renforcement des mesures d’information et la préparation à une montée en charge du dispositif opérationnel afin de protéger les populations, notamment les plus vulnérables.

Alerte canicule – niveau 3 : Canicule

Répond au passage en orange sur la carte de vigilance météorologique ; la vague de chaleur est intense et les seuils des indicateurs départementaux sont dépassés 3 jours et 3 nuits consécutifs. Ce niveau est susceptible de constituer un risque pour l’ensemble de la population exposée. Il correspond à la mobilisation de tous les acteurs concernés et à la mise en œuvre de mesures de gestion adaptée. Il est déclenché par l’autorité préfectorale avec l'appui de l’ARS. L’autorité préfectorale s’appuie en fonction des besoins locaux sur le dispositif ORSEC.

Mobilisation maximale – niveau 4 : Canicule extrême

Répond au passage en rouge sur la carte de vigilance météorologique. Il s’agit d’une canicule avérée exceptionnelle par sa durée, son intensité, son étendue géographique, à fort impact sanitaire, avec apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs. Cette situation nécessite la mise en œuvre de mesures exceptionnelles. La crise devenant intersectorielle, elle nécessite une mobilisation maximale et une coordination de la réponse de l’État. Pour ce faire, le Premier ministre peut « confier la conduite opérationnelle de la crise à un ministre qu’il désigne » en fonction de la nature des événements, du type de crise ou de l’orientation politique qu’il entend donner à son action.

Pour chacune de ces situations, les préfets mettront en oeuvre des mesures de gestion adaptées et appropriées aux caractéristiques de l’épisode (notamment à son intensité et sa durée) pour protéger les populations, notamment les plus vulnérables.


Le Plan National Canicule 2017 à été reconduit en 2018 et reste en application pour la prochaine saison estivale.

Retrouver ci-dessous le plan départemental de gestion de canicule 2019, approuvé par l'arrêté préfectoral n°2019-322 du 18 juin 2019

> 2019_06_18__plan_de_gestion_canicule - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,42 Mb

Le PNC 2017 est accessible sur le site Internet du ministère chargé de la santé, à l’adresse : http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/canicule (accès par dossiers « canicule et chaleurs extrêmes ») et sur le portail Internet des ARS à l’adresse : https://www.ars.sante.fr/