Les plus démunis

Covid-19 : Dispositifs mis en place en faveur des plus démunis

 
 
 Covid-19 : Dispositifs mis en place en faveur des plus démunis

Une aide exceptionnelle de solidarité est mise en place pour les familles dont les difficultés sont aggravées par la crise du Covid-19 . Pour qui ? Comment ? Combien ? En savoir plus

COVID-19 : La continuité éducatives pour 80 cités éducatives

Une aide exceptionnelle de solidarité aux foyers les plus modestes

Des « chèques-services » pour permettre l’accès aux produits d’alimentation et d’hygiène pour les personnes sans domicile

L’aide alimentaire en Seine-Maritime

Prise en charge et hébergements en faveur des personnes les plus démunies

Lutte contre la précarité énergétique

Sites d'hébergement spécialisés mis à disposition pour les malades du Covid-19 depuis le début de la crise sanitaire.


 

Communication du 22 mai 2020 du Ministère de la Cohésion des territoires.

Covid-19 : la continuité éducatives pour 80 cités éducatives

Le comité national d’orientation et d’évaluation (CNOE) des cités éducatives, réuni par sa présidente Sylvie Charrière, députée de Seine-Saint-Denis, a rendu public un avis qui s’appuie notamment sur la synthèse de l’enquête de l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT) réalisée auprès des 80 cités éducatives au début du confinement. Cet avis a été transmis à Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et à Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement.

"Le modèle de fonctionnement des cités éducatives a montré sa pertinence en situation de crise, il a pu montrer qu’il n’est pas « un dispositif de plus », mais un facilitateur de mobilisation collective. Il reste à le conforter, en prolongeant, par temps calme, les habitudes collaboratives, la considération des acteurs, et leur mobilisation.", telle est la conclusion de l'avis du CNOE au sujet des cités éducatives à la suite d'une enquête de l'ANCT au début du confinement. 

Le CNOE encourage les acteurs des cités éducatives à poursuivre leurs efforts, et à porter une attention particulière sur 4 points :

  1. La gouvernance locale, qui doit être équilibrée, horizontale, en phase avec le terrain, et disposer d’une marge d’autonomie ;
  2. L’école hors l’école, que la crise a rendue nécessaire par les collaborations entre acteurs, doit être un acquis pour la suite, autour notamment du numérique éducatif, du mentorat, et du couple enseignants/parents à conforter, ainsi que du rôle du tissu associatif ;
  3. La prise en charge globale des enfants et des familles en difficulté, à organiser avec l’ensemble des acteurs sanitaires et sociaux, comme l’a montré par exemple l’enjeu de l’aide alimentaire ;
  4. Le champ des pratiques culturelles, particulièrement disparate selon les familles, doit faire l’objet d’un effort redoublé, notamment pendant la période des vacances et à la rentrée, afin d’ouvrir plus largement l’horizon des enfants et des jeunes des quartiers concernés.

Les cités éducatives : Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, et Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, ont labellisé en septembre dernier 80 grands quartiers « cité éducative », sur la base de projets portés par les municipalités concernées, en lien avec les associations. L’enjeu est d’y fédérer dans une « alliance éducative » tous les acteurs de la réussite scolaire et citoyenne, pour renforcer l’égalité des chances, l’émancipation individuelle et le vivre-ensemble, pour les 525.000 jeunes de 0 à 25 ans qui y vivent. (Dossier de Presse du 20 février 2020)

Le comité national d’orientation et d’évaluation (CNOE) des cités éducatives, présidé par Sylvie CHARRIERE, députée de Seine-Saint Denis, a été installé par le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse et le ministre de la Ville et du Logement, le 26 novembre 2019 à l’Assemblée nationale. Il est composé d’experts, d’élus, de représentants d’associations, d’habitants ou de jeunes. Il a pour vocation d’éclairer les acteurs des 80 cités éducatives durant la période d’expérimentation de 2019 à 2022 et de faire des recommandations aux pouvoirs publics dans des avis publics et dans un rapport annuel

Avis du comité national d'orientation et d'évaluation (CNOE)

Synthèse finale enquête cités administratives

Communiqué de presse ANCT : Cités éducatives


Communication du 15 mai 2020

Une aide exceptionnelle de solidarité aux foyers les plus modestes

La crise épidémique provoque des effets délétères sur les familles modestes et les foyers les plus précaires. Ceux-ci ont connu une baisse de leurs revenus et une augmentation de leurs dépenses du fait du confinement. Dans les familles, avec la fin des repas à la cantine, les dépenses liées à l’alimentation ont particulièrement augmentées.

Le Président de la République a annoncé dans son allocution du 13 avril 2020 le versement d’une aide exceptionnelle pour soutenir les foyers modestes qui subissent le plus durement les conséquences de la crise sanitaire COVID-19. En Normandie, 186 716 foyers sont concernés, dont 242 933 enfants.

Les foyers allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) vont ainsi percevoir une aide de 150€, à laquelle s’ajoutent 100€ supplémentaires par enfant à charge. Par ailleurs, toutes les familles bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL) qui ne touchent pas le RSA ou l’ASS vont bénéficier d’une aide de 100€ par enfant à charge. Cette mesure représente un budget d’environ 41 millions d’euros pour la Normandie.

Ces aides s’ajoutent aux aides sociales versées mensuellement tout au long de l’année, et seront attribuées automatiquement, en un seul versement, aux personnes bénéficiaires. Les caisses d’allocations familiales (CAF), les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) et Pôle emploi sont en charge du versement.

Le préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime, rappelle la mobilisation totale des services de l’État en cette période de crise. Cette aide exceptionnelle, décidée par le gouvernement, renforce les mesures de soutien aux plus précaires : maintien de l’aide alimentaire, mise à l’abri des personnes sans domicile fixe, prolongation des droits aux aides sociales, mobilisation de la réserve sociale.

Le préfet salue l'engagement, aux côtés des services de l'État, des collectivités, des associations, des entreprises, des structures sociales et médico-sociales ainsi que de tous les citoyens qui, face à une crise sans précédent, font vivre cette solidarité partout en France et viennent en aide à ceux qui en ont le plus besoin.


Des « chèques-services » pour permettre l’accès aux produits d’alimentation et d’hygiène pour les personnes sans domicile

L’État met en place un dispositif exceptionnel et subsidiaire de distribution de chèques services pour permettre aux personnes sans domicile et sans ressource, qui n’ont pas accès à une offre alimentaire et de première nécessité et qui vivent à la rue, dans des campements et des bidonvilles, à l’hôtel ou dans des structures d’hébergement, d’obtenir des produits d’alimentation et d’hygiène pendant la crise sanitaire. Ce dispositif vient en complément des actions des collectivités locales et des associations, maraudes et distributions alimentaires, déjà en place et qui restent indispensables.

La direction départementale de la cohésion sociale sera chargée de l’organisation et de la coordination de ce dispositif, qui pourra bénéficier à plus de 4 000 personnes sur le territoire départemental.

Ces chèques seront distribués aux personnes sans domicile par des associations de solidarité (France Terre d’Asile (FTDA), la Fondation Armée du Salut (FADS), l’œuvre Normande des Mères (ONM), l’Association Havraise d’Action et de Promotion Sociale (AHAPS) et L’autobus Samu social de Rouen) en fonction de leurs besoins. Ils sont dédiés à l’achat de denrées alimentaires et de produits d’hygiène, pour un montant maximal de 7€ par jour.

Ces chèques peuvent être utilisés auprès de plus de 220 000 enseignes, sans limitation de montant ou de quantité. Ils seront utilisables durant la période de crise sanitaire.

Communiqué du 23 avril 2020 : Covid 19 | Le Gouvernement mobilise plus de 50 millions d’euros pour l’aide alimentaire et les besoins de première nécessité des plus fragiles


L’aide alimentaire en Seine-Maritime : (mise à jour au 28 avril 2020)

Retrouvez les modalités et horaires de distribution de l’aide alimentaire par villes et zones de distribution :

Tableau de recensement de l'aide alimentaire dans le département de la Seine-Maritime pendant la période épidémique.

Prise en charge et hébergements en faveur des personnes les plus démunies

Les services de l’État s’organisent pour mettre à l’abri les plus démunis, dans le cadre du plan d’action national mis en place par le Ministre chargé du logement M. Julien Denormandie et doté d’une enveloppe d’urgence de 50 M€.

Depuis le début de la crise liée à l’épidémie de Coronavirus, les services de l’État ont travaillé en Seine-Maritime avec l’ensemble des acteurs intervenant dans les dispositifs de prise en charge et d’hébergement des publics les plus précaires. Cette mobilisation collective a permis la mise en place de l’organisation suivante :

- Des places d’hébergement supplémentaires

- La création d’un centre d’hébergement spécialisé

- La distribution de denrées alimentaires

- Une veille sociale et des équipes sanitaires mobiles pour les personnes à la rue

Pour plus d'informations : Récapitulatif des dispositifs  mis en place en faveur des personnes les plus démunies

> 2020 03 31 - Dispositifs en faveur des plus démunis - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,06 Mb


Communication du Ministère de la Transition écologique et Solidaire du 11 mai 2020

Lutte contre la précarité énergétique : plus de 270 000 foyers de Normandie recevront un chèque pour les aider à payer leurs factures d'énergie.

Ce sont 271 667 ménages de Normandie qui vont recevoir ces prochaines semaines leur chèque énergie pour l’année 2020. Ce chèque permet aux ménages les plus modestes de contribuer à payer leurs factures d’énergie de leur logement. D’un montant moyen de 150 €, ils parviendront automatiquement aux ménages éligibles.

Compte tenu de l’état d’urgence sanitaire et des mesures de confinement mises en œuvre pour faire face à l’épidémie de coronavirus, la distribution des chèques prendra plus de temps que prévu initialement. Le ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Agence de services et de paiements (ASP) et la Poste mettent tout en œuvre, pour que l’envoi des chèques énergie se fasse dans les meilleures conditions à partir de la mi-mai et ce jusqu’à la fin du mois. Les délais d’acheminement, compris normalement entre 2 et 4 jours, pourraient être légèrement rallongés.

Pour protéger les plus vulnérables, le Gouvernement a également décidé de prolonger la trêve hivernale  de deux mois et de soutenir les plus petites entreprises qui rencontreraient des difficultés pour payer leurs factures d’électricité et de gaz.

Le chèque énergie est envoyé automatiquement par voie postale aux personnes éligibles : pour le recevoir aucune démarche n’est nécessaire, il suffit d’avoir déclaré ses revenus l’année dernière auprès des services fiscaux. Cette année, ce sont près de 5,5 millions de ménages qui recevront dans leur boîte aux lettres un chèque pour les aider à payer leurs factures d’énergie de leur logement. Il est d’un montant de 150 € en moyenne, et peut atteindre 277 € selon les revenus et la composition du ménage concerné.

Pour l’utiliser , les bénéficiaires peuvent le présenter à leurs fournisseurs d’énergie en ligne , par courrier ou bien en mains propres, jusqu’au 31 mars 2021.

A noter : un délai supplémentaire a été accordé pour pouvoir bénéficier de son chèque énergie pour l’année 2019. La date buttoir pour l’utiliser, initialement prévue au 31 mars 2020, est repoussée jusqu’à trois mois après la date de fin de l’état d’urgence sanitaire (actuellement fixée au 23 mai 2020, mais susceptible d’évoluer) : les bénéficiaires du chèque énergie pour l’année 2019 ont jusqu’au 23 aout 2020 pour utiliser leur chèque 2019 (sous réserve de modification de la date de fin de l’état d’urgence sanitaire).

Important :

Compte tenu des mesures de confinement liées au Coronavirus, afin d’éviter tout délai de prise en compte du chèque énergie, il est vivement recommandé de privilégier, lorsque cela est possible, une utilisation en ligne du chèque énergie, le délai de traitement des chèques énergie adressés par courrier aux fournisseurs d’énergie étant susceptible d’être allongé pendant la période de crise sanitaire.

Les ménages bénéficiaires peuvent ainsi régler avec leur chèque énergie :

  • les factures des fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul domestique ou d’autres combustibles de chauffage (bois, etc.)
  • les charges de chauffage incluses dans les redevances de logements-foyers conventionnés à l’aide personnalisée au logement (APL)
  • certaines dépenses liées à la rénovation énergétique du logement, réalisées par un professionnel certifié.

Tous ces professionnels sont tenus d’accepter le chèque énergie.

A noter : parmi les ménages éligibles, près de 800 000 ménages ont choisi la pré-affectation de leur chèque énergie pour 2020, c’est-à-dire la transmission automatique de leur chèque énergie à leur fournisseur dès la mi-avril : le montant de leur chèque est ainsi directement déduit de leurs factures, pour encore plus de simplicité et d’automaticité. La pré-affectation peut être demandée en ligne , ou en contactant l’assistance utilisateurs chèque énergie.


Communication du 6 mai 2020

Démarrage de la campagne d’envoi des chèques-énergie

En Normandie, 271 667 ménages vont recevoir cette année un chèque-énergie. Il s’agit d’une aide destinée aux ménages les plus modestes pour les aider à payer leurs factures de chauffage, quelle que soit l’énergie utilisée : électricité, gaz, fioul, granulés de bois...

Son montant moyen est de 143,30 €. A l’échelle de la Normandie, ce sont donc près de 39 millions d’euros qui sont distribués par l’État. Au niveau national, les chèques-énergie représentent un montant de 812 millions d’euros.

Ces chèques-énergie seront envoyés entre les 11 et 15 mai prochains. Ils sont adressés, par courrier, directement aux personnes pouvant en bénéficier. Ces personnes sont identifiées sur la base de leur dernière déclaration de revenus.

C’est en Seine-Maritime, département le plus peuplé de Normandie, qu’est distribué le plus grand nombre de chèques-énergie : 107 162 ménages en bénéficient pour un montant moyen de 149,52€, ce qui représente plus de 16 millions d’euros distribués pour lutter contre la précarité énergétique des ménages les plus modestes. Dans les autres départements normands, le montant moyen du chèque-énergie s’échelonne de 133,87€ dans la Manche (42 721 ménages bénéficiaires), à 138,98€ dans le Calvados (53 358 ménages bénéficiaires), 140,39€ dans l’Orne (26 012 ménages bénéficiaires), et 144,59€ dans l’Eure (42 414 ménages bénéficiaires).

Pour plus d’informations, une foire aux questions sur le chèque-énergie est accessible en cliquant sur le lien suivant : http://www.normandie.developpement-durable.gouv.fr/la-lettre-de-la-dreal-normandie-a3274.html


15 avril 2020

Communication du Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

COVID-19 : le Gouvernement annonce le versement d’une aide exceptionnelle de solidarité aux foyers les plus modestes

La crise épidémique pèse lourdement sur les conditions de vies des personnes modestes, et en particulier des familles. D’une part certains ménages font face à des dépenses plus importantes du fait du confinement ou à des difficultés à subvenir à leurs besoins les plus essentiels. L’absence de cantine quasi-gratuite fait par exemple supporter à de nombreuses familles une charge financière supplémentaire pour faire déjeuner leurs enfants, alors que le recours à l’aide alimentaire est parfois devenu difficile. D’autre part ces ménages ont pu voir leurs revenus diminuer du fait de la situation épidémique.

Face à ces constats et pour soutenir les familles et les personnes les plus précaires le président de la République a annoncé dans son allocution du 13 avril 2020 le versement d’une aide exceptionnelle aux foyers les plus modestes. Cette aide a été détaillée à l’issue du conseil des ministres du 15 avril 2020.

Les foyers allocataires du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) percevront une aide de 150€, à laquelle s’ajoute 100€ supplémentaires par enfant à charge.

Par ailleurs, toutes les familles bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL) qui ne touchent pas le RSA ou l’ASS bénéficieront d’une aide de 100€ par enfant à charge.

Ces aides s’ajouteront aux aides sociales versées mensuellement toute au long de l’année, et sera versée automatiquement aux personnes qui y ont droit.

4,1 millions de foyers dont près de 5 millions d’enfants bénéficieront de cette aide exceptionnelle de solidarité versée en une fois, le 15 mai 2020, automatiquement par les caisses d’allocations familiales (CAF), les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) et Pôle emploi.

Ce dispositif de solidarité, absolument nécessaire pour soutenir les foyers modestes qui subissent plus durement les conséquences de la crise épidémique, représente un budget de 900 millions d’euros.

M. Olivier Véran, M. Julien Denormandie et Mme Christelle Dubos tiennent à rappeler la mobilisation totale du Gouvernement pour qu’à la crise épidémique ne s’ajoutent pas des drames humains. Cette aide exceptionnelle vient soutenir les familles modestes tout en renforçant le soutien apporté aux plus précaires en cette période de crise : maintien de l’aide alimentaire, mise à l’abri des personnes sans domicile fixe, prolongation des droits aux aides sociales, mobilisation de la réserve sociale.

Les ministres remercient les associations, les collectivités, les travailleurs sociaux, les structures sociales et médico-sociales ainsi que tous les citoyens qui, face à une crise sans précédent, font vivre cette solidarité partout en France et viennent en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

Tableau des montants de l’aide exceptionnelle de solidarité :

Pour un foyer bénéficiaire des APL (hors bénéficiaires du RSA ou de l’ASS)

Personne seule ou en couple avec un enfant 100€
Personne seule ou en couple avec deux enfants 200€
Personne seule ou en couple avec trois enfants

 

 300€

 

Personne seule ou en couple

avec quatre enfants

400 €

Pour un foyer bénéficiaire du RSA ou de l’ASS

Personne seule ou en couple 150€
Foyer avec un enfant 250€
Foyer avec deux enfants 350€
Foyer avec trois enfants 450€
Foyer avec quatre enfants  550 €

 


Communication du Ministère Chargé de la Ville et du Logement

Actualisation du 4 mai 2020 Plus de 21 000 places d'hébergement désormais ouvertes pour les sans domicile fixe et 97 sites d'hébergement spécialisés mis à disposition pour les malades du Covid-19 depuis le début de la crise sanitaire.

Les services de l’Etat s’organisent, avec les associations, pour mettre à l’abri les plus démunis : 178.500 places sont ouvertes ce soir pour héberger des personnes sans-domicile, dont plus de 21 000 places ouvertes depuis le début de la crise sanitaire, s’ajoutant ainsi aux places pérennes financées par l’Etat toute l’année. 97 sites spécialisés sont notamment dédiés aux SDF malades du Covid-19 mais ne relevant pas d’une hospitalisation. Un dispositif exceptionnel de distribution de chèques services permet par ailleurs aux personnes sans domicile d’acheter des produits d’alimentation et d’hygiène pendant la crise sanitaire. L’Etat débloque au total une enveloppe d’urgence de 65 millions d’euros pour venir en aide aux plus démunis.

Dans un contexte de crise sanitaire inédit depuis un siècle, la protection de tous les citoyens, y compris des sans-abris, est la priorité du Gouvernement. Depuis le début de la crise du Covid-19, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, est en contact permanent avec les associations. Au total, l’Etat débloque une enveloppe d’urgence de 65 millions d’euros supplémentaires pour l’hébergement.

L'Etat mobilise le secteur hôtelier et réquisitionne des places d'hébergement supplémentaires pour mettre à l'abri les personnes à la rue

Le ministère travaille actuellement avec des associations, des collectivités et des entreprises pour identifier des solutions d'hébergement supplémentaires, dans des équipements publics, des hôtels ou des bâtiments devenus vacants du fait de la crise sanitaire ou pour appuyer la distribution de denrées alimentaires

En complément des 157 000 places d'hébergement déjà financées par l'Etat dont les 14 000 places hivernales prolongées jusqu'à fin mai , Julien DENORMANDIE a demandé dès le 16 mars aux préfets de recenser les solutions d'hébergement disponibles et pouvant être activées rapidement pour des publics à la rue non malades, en premier lieu les hôtels ou encore des bâtiments vacants.

Après une première mobilisation de 2000 places les premiers jours, la montée en charge se poursuit et atteint désormais près de 11.400 nuitées hôtelières. Le dispositif se déploie donc rapidement et va se poursuivre. D’autres places exceptionnelles ont été ouvertes dans des bâtiments mobilisés comme des internats ou des villages vacances VVF, des centres UCPA et de l 'Agence nationale pour la formation professionnelle (AFPA).

Ouverture de 97 centres d’hébergement spécialisés (CHS) pour accueillir les personnes sans domicile atteintes du coronavirus mais ne nécessitant pas une hospitalisation, soit un potentiel de 3.600 places

97 centres d’hébergement spécialisés (« centres de confinement ») sont désormais ouverts, permettant d’accueillir des sans-abri atteints par le covid-19 (mais ne nécessitant pas d’hospitalisation). Ces 97 sites se situent dans 80 départements (dont Mayotte et La Réunion). Au total, 3600 places sont disponibles et se remplissent progressivement.

Julien Denormandie souligne :

« Dans le contexte très difficile que nous traversons actuellement, ma priorité est de maintenir l’assistance aux plus vulnérables et je remercie sincèrement tous les professionnels et bénévoles engagés dans cette action. Nous avons ainsi pu mobiliser plus de 21.000 places de plus depuis le début du confinement ».

Des « chèques services » financés par l'Etat pour permettre l'accès aux produits d'alimentation et d'hygiène pour les personnes sans domicile

Un dispositif exceptionnel de distribution de chèques services a été lancé le 1er avril par le ministère chargé de la Ville et du Logement pour permettre aux personnes sans domicile d'acheter des produits d'alimentation et d'hygiène pendant la crise sanitaire. D'un montant de plus de 15 millions d'euros, ce dispositif vient en complément des actions des collectivités locales et des associations, maraudes et distributions alimentaires, qui restent indispensables. D'un montant de 7€ par jour, ces chèques seront distribués par des associations et les préfectures seront chargées de l'organisation et la coordination du dispositif. Avec près de 65 000 bénéficiaires ciblés par la première commande, le dispositif a fait preuve de sa pertinence. Une deuxième commande a été lancée le 19 avril. Afin de tenir compte des besoins exprimés dans ces premières semaines, le ministre a décidé de doubler le nombre de chèques services à destination des territoires les plus en tension : l'Ile-de-France et l'Outre-mer. L'objectif est de pouvoir venir en aide à plus de 90 000 personnes.

Ces mesures s'ajoutent au report de la trêve hivernale

Le Président de la République a insisté le lundi 16 mars sur le fait que « pour les plus précaires, pour les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte, avec les grandes associations, avec aussi les collectivités locales et leurs services, qu'ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés. ».

La première des urgences a été d'anticiper et d'éviter des remises à la rue dans le contexte sanitaire actuel. C'est pourquoi, la trêve hivernale a été repoussée de deux mois jusqu'au 31 mai. Le report a été inscrit dans la loi par l'ordonnance du 25 mars 2020 .

Concrètement, cela signifie que les 14 000 places exceptionnelles ouvertes cet hiver resteront ouvertes deux mois de plus et qu'il n'y aura pas d'expulsions locatives jusqu'à cette date.